Faire ses courses sans supermarché

Durant le mois de février, nous avons incité nos abonné.e.s sur les réseaux sociaux à relever le défi « février sans supermarché », défi lancé par le Blog suisse En vert et contre tout depuis 2017.

L’idée de ce défi est d’inviter à réfléchir à d’autres moyens de consommation que le combo caddie + néons de supermarchés, où tout est fait pour que l’individu consomme encore et toujours plus, sans attention à la provenance, à la saisonnalité, à la santé, à la sobriété, à l’individu.

Désormais, tous les scientifiques s’accordent à dire que le modèle de croissance infinie sur lequel est construite notre société doit cesser : le système doit évoluer. Nos modes de consommation doivent évoluer et les supermarchés sont le symbole de la consommation de masse : alors qu’il faut aller vers la sobriété et le circuit court.

L’objet de cet article n’est pas de critiquer mais plutôt de proposer des pistes multiples de réflexion. En effet, quand nous avons demandé à nos abonné.e.s leurs habitudes, nous nous sommes rendues compte que nous ne sommes pas tou.te.s égaux devant l’offre alternative d’approvisionnement et certaines régions sont des véritables déserts ! Vous trouverez notamment une carte interactive et collaborative pour connaitre les offres près de chez vous !

Bonne lecture 😉

Le premier hypermarché de France qui réunit implantation en périphérie, discount, libre service et « tout sous le même toit » – 1963

☆ Pourquoi ?

▷▷ De quoi parle-t-on ?

A l’origine du supermarché, il y a l’idée de proposer des produits en libre service mais surtout préalablement achetés à des grossistes, ce qui permet d’afficher des prix de 20% à 50% moins élevés que dans les épiceries traditionnelles. Les premiers apparaissent dans les années 1920 aux Etats-Unis. En France, Edouard Leclerc ouvre son premier magasin discount en 1949 à Landernau en Bretagne.

Les « gênes » du supermarché c’est donc la consommation de masse : le système crée est composé de multiples intermédiaires, chacun négociant et prenant sa marge à son niveau.

En France, il y a plus de 2.000 hypermarchés et 10.000 supermarchés, qui brassent environ 110 milliards d’euros de chiffre d’affaire. La grande distribution, elle est dominée par huit groupes, six sont français et deux sont allemands Source France Info

Pauline Insta @Break you day

Il y a quelques temps, je faisais mes courses à Auchan, comme d’habitude, et j’ai eu une révélation. Moi, au milieu de ces rayons avec des têtes de gondoles bourrées de super promo, je me suis sentie étouffée… Acheter plus, toujours plus, avec 150 emballages. Ça m’a dégoûtée. Dégoûtée de cette sur-consommation, de cet endroit immense et froid, avec les néons qui me brûlaient la rétine (…)

▷▷ Couper le cordon avec le CAC 40

On est pas là pour faire des ronds de jambes. Même si ce n’est pas l’objectif initial du défi, au final, il y a quand même un appel au boycott du système capitaliste dont les supermarchés sont un parfait représentant ! Ne plus sortir sa CB à la caisse du supermarché mais chez l’épicier du quartier ou à l’étal du producteur du marché, c’est affirmer son opposition à un système qui cautionne une réalité où les salariés du magasin et les producteurs qui approvisionnent le dit supermarché sont payés 150 fois moins que les dirigeants des groupes concernés.

C’est donc aussi une vision citoyenne plus juste de la société qui est revendiquée.

▷▷ Acheter moins mais mieux

Sortir du système du supermarché, c’est déconstruire un schéma de pensée. Celui de la promo qui fait gagner de l’argent car on achète en gros, du marketing bien huilé qui vous fait désirer ce dont vous n’avez pas foncièrement besoin mais que vous trouvez alléchant en tête de gondole. C’est sortir de son rôle de consommateur passif pour être actif : être consom’acteur qui prend son pouvoir d’achat en main et décide de le rediriger vers des systèmes de consommation plus durables.

Dans ce sens, il va de soi qu’il faut accepter de changer ses habitudes de consommation ! On ne quitte pas les allées du supermarchés sans quelques compromis : il faut alors accepter de dire stop aux plats préparés, aux aliments ultra transformés, aux produits marketing… Changer de mode de consommation veut aussi dire se réapproprier sa consommation notamment alimentaire : réapprendre à cuisiner à partir de produits bruts, de meilleure qualité, locaux, de saison…

En supprimant un certain nombre de produits industriels onéreux, en faisant soi-même la cuisine, les produits ménagers, on reprenant le chemin du produit au détail, on peut alors de consommer différemment : moins mais beaucoup mieux #lessismore

Manger & vivre en local @C. l’air du temps

▷▷ Pour une agriculture durable & le retour à la terre


En proposant des produits à des prix toujours plus compétitifs tout en conservant les marges de chacun des intermédiaires, dans le modèle du supermarché c’est l’agriculteur – en bout de chaine – qui en paie le plus les frais.

Réduire les intermédiaires, acheter en circuit-court, faire son potager : permet de modifier le jeu ! On reprend surtout le contact avec la source de production : en adhérant à une AMAP on peut aller mettre la main à la patte dans le champ, en parlant avec son producteur sur le marché on comprend pourquoi tel légume n’a pas eu l’opportunité de pousser, adhérer à un supermarché coopératif permet de s’investir dans le choix des filières de production et des produits qui seront proposés…. On devient acteur de sa consommation et ça change beaucoup de choses !

Noémie

Ensuite, deuxième découverte : l’AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Nous y sommes depuis août 2018. Tous les jeudi nous allons chercher notre demi panier de légumes bio (13€), et nous pouvons échanger avec l’agriculteur qui nous nourrit.
La ferme se situe à Gimont dans le Gers, et plusieurs fois dans l’année nous allons aider l’agriculteur pour différentes tâches (ramasser des pommes de terres, des carottes). C’est l’occasion de découvrir où poussent nos légumes et de passer un moment convivial !
A l’AMAP, nous pouvons aussi passer des commandes pour des produits complémentaires comme le pain, les œufs, le miel, la bière de Gimont, des canards…

Récolter les tomates du jardin, une satisfaction inouïe @C. l’air du temps
▷▷ Pour sa santé

En faisant le choix de supprimer un certain nombre de produits alimentaires, en regardant les étiquettes, on devient inquisiteur sur le contenu des produits industriels qui ont séduit nos papilles, on se ré-appropprie le contenu de son assiette et donc sa santé. De nombreuses enquêtes indiquent que les produits ultra transformés – apanage des industriels – sont souvent peu nutritifs, ouvrent l’appétit, deviennent addictifs et sont souvent bourrés de produits chimiques. Même si on ne connait pas encore les effets à long terme, de nombreuses études « pointent (leur) rôle dans l’augmentation du surpoids, de l’obésité, du diabète type 2, de syndrome métabolique, d’hyper-tension, de cholestérol » (pour en savoir plus on vous conseille cet article de France Inter)

Alors même s’il n’y a pas que des aliments transformés dans les supermarchés, il est certain qu’en sortir et reprendre le contrôle sur son alimentation est meilleur pour sa santé !

Retour de marché : local, de saison, bio & zéro-déchet @C. l’air du temps

☆ Comment ?

▷▷ Faire le choix de

Déjà il faut se lancer et être motivé.e.s avec l’idée de tester d’autres façons de consommer et de bousculer ses habitudes pour du « mieux » à tous points de vue. Une fois la décision prise, il faut choisir par où commencer et réunir les bonnes conditions : pour les fruits et légumes par exemple on peut choisir de tester le marché à côté de chez soi un weekend, en famille. On prend le temps de préparer son panier avec des sacs à vrac, des filets de légumes et des contenants vides si sur le moment l’envie nous prend de tester autre chose en mode zéro déchet 😉

Commencer par un univers des courses en particulier permet d’en faire la comparaison par rapport à notre circuit habituel : facilité, goût, coût et d’estimer si cette solution nous convient.

Lisa

Je suis une libérale de 30 ans, maman d’une petite fille de 3 ans que j’élève seule et sans soutien financier du père, situation financière plutôt précaire donc avec quelques aides ponctuelles de ma famille). 
Malgré tout j’ai fait le choix d’une consommation raisonable et raisonnée depuis le début de ma grossesse il y a 3 ans et demi. 

▷▷ Faire un état des lieux de ses options

Quand nous avons lancé le défi sur les réseaux sociaux, nous avons été forcées de constater que nous ne sommes pas tou.te.s égaux devant l’offre alternative pour faire nos courses. Comme en atteste la carte collaborative plus bas, il y a des zones où l’offre est rare, constituant des sortes de « déserts » alimentaires.

Avant de se lancer, il est donc nécessaire de faire le tour des options disponibles autour de soi : magasins de producteurs, Amap, marché, magasin biologique, épicerie vrac, lieux de cueillette, à la ferme… Les options sont aujourd’hui de plus en plus variées mais elles ne sont pas identiques selon les lieux : il faut donc aller à la pêche aux infos et repérer les commerces et les trajets/routines que cela demande. Dans la carte collaborative complétée par nos abonné.e.s Facebook & Instagram – plus loin dans l’article – vous trouverez certainement des adresses près de chez vous, sinon notre article les circuits-courts de l’alimentation renseigne les différents types d’alternatives existantes.

▷▷ Les critères de choix

Acheter du bio qui vient de l’autre bout de la planète n’a pas de sens. De fait, en fonction des options qui s’offrent à vous, il faudra certainement faire des choix, des compromis. Il n’existe pas de routine idéale ou universelle. Néanmoins, voici nos critères de choix pour consommer durablement, dans l’ordre de nos priorités

  • De saison :

Selon nous, consommer de saison arrive en tête et conditionne souvent les autres critères à savoir que quand on consomme de saison, c’est souvent local (ou du moins national) et dans la plupart des cas produit en agriculture biologique ou du moins raisonnée.

  • Local

Réfléchir sa consommation locale est un véritable enjeu pour demain : cela permet de faire vivre l’économie durable et éviter de gaspiller des ressources considérables pour le transport des marchandises. Ainsi on préférera toujours des kiwis en agriculture raisonnée produits dans le Tarn & Garonne que des kiwis bio qui viennent du Pérou. Bon s’ils sont bio & locaux c’est la cerise sur le gâteau 😉

  • Agriculture biologique & durable

Forcément, nous sommes pour une agriculture respectueuse des sols et des hommes qui le travaillent. Ainsi, nous privilégions au maximum les produits issus de l’agriculture Biologique, quand c’est possible avec les marques ou labels les plus exigeants, et en ce qui concerne les produits exotiques, les labels équitables.

  • Vrac

C’est un critère qui très dépendant de l’offre à disposition : il est évident que quand on a accès à une épicerie vrac ou qu’on va au marché ou dans une AMAP, le vrac est facile à mettre en place. Néanmoins quand les options sont limitées, c’est plus difficile. Pour nous, c’est une condition sine qua none de notre mode de vie zéro déchet car nous y avons accès facilement. Cependant, comme pour le bio, acheter du vrac qui vient de l’autre bout du monde alors qu’on peut avoir accès à du local même emballé est un réel débat. Il semblerait que nous concernant, la question du local prime.

Consulter l’article Reconnaitre les labels alimentaires

▷▷ Nos conseils pour maitriser son portefeuille

  • Planifier ses menus & faire une liste de courses : permet d’acheter uniquement le juste nécessaire et éviter ainsi de gaspiller (et de dépenser inutilement)
  • Faire régulièrement le point sur le contenu de ses placards : donne un aperçu de ce qu’on a déjà et qu’il est donc intitule de racheter sous peine de gâcher. En vidant régulièrement ses réserves, on évite également de gaspiller des denrées qui peuvent se périmer.
  • Cuisiner les restes : chaque semaine, on met sur la table tout ce qu’il existe comme restes et on fait un repas de « restes » soit sous forme d’apéro dinatoire, soit en les cuisinant. Ainsi pas de gâchis, et on part au marché avec le frigo frais et dispo 😉
▷▷ Notre routine

Nous faisons nos courses tous les weekends au marché (Ramonville & l’Union) de façon majoritaire : fruits et légumes, crémerie, olives, plats du monde à emporter, oeufs, pain…

Nous complétons tous les 10 à 15 jours à l’épicerie vrac Ceci & Cela : céréales, gâteaux secs, légumineuses, épices, café, produits cosmétiques, bases pour produits ménages et papier toilette 😉

Nous allons également au magasin bio (notamment le Biocoop Grandeur Nature à St Agne ou celui de Balma) pour compléter et acheter ce que nous ne trouvons pas ailleurs et en dépannage quand nous n’avons pas réussi à faire le marché.

Stéphanie

Pour ma part, je fais mes courses de la façon suivante :
Circuit court à Dijon pour fruits, légumes, pain, épices, farines, légumineuses etc..
L’été c’est légumes du jardin et bocaux pour l’hiver !
Fruitière à 25 km de chez moi à Chevigny près de Dole pour le fromage, crème, beurre, râpé et miel, boucherie à St jean de Losne…
Et je fais beaucoup moi même !
Voilà un peu mon rituel, tellement plus sympa que des grandes surfaces sans âmes 😩

N’hésitez pas à compléter la carte avec vos bonnes adresses @C.l’air du temps

☆ Foire aux questions

▷▷ Ca coûte plus cher ?!

Forcément c’est LE grand débat – qui mérite d’ailleurs un article complet, qu’on a bien l’intention d’écrire 😉 Faire ses courses autrement (bio, vrac, commerçants indépendants…) coûte-t-il plus cher ? Oui et… Non ! Voici quelques vérités :

  • L’une comme l’autre, notre budget mensuel n’a pas augmenté en passant à la consommation responsable : il a juste été modifié dans les lignes. Ce que nous choisissons d’acheter plus cher car local et bio, est compensé par les choses que nous n’achetons plus (chips, plats surgelés/préparés, produits ménagers….) et/ou que nous fabriquons nous-mêmes. Ainsi le budget s’équilibre (en incluant aussi le fait que nous n’achetons quasi plus rien de neuf – vêtements, objets, électroménagers…. mais d’occasion)
  • Il faut comparer qui est comparable : il nous est difficile de nous prononcer en comparaison avec des achats dans des magasins de « hard-discount » où il est possible de trouver 1litre de shampoing pour 50 centimes d’euros. La comparaison est donc valable avec des supermarchés « conventionnels » où nous poussions notre caddie encore 6 ans en arrière…
  • La phrase qu’on entend le plus souvent : c’est un mode de vie pour les « ceux qui ont les moyens » : alors 1/ce n’est pas vrai 2/quand bien même ça serait vrai, et que seuls ceux qui « ont les moyens » s’y mettaient, cela changerait grandement la situation…

▷▷ Ca prend du temps ?!

Le supermarché – et encore plus l’hypermarché – a été créé pour « faire gagner du temps ». Alors que nos grands-parents passaient chez le fromager, chez le boucher, et enfin chez l’épicier : avec le supermarché tout devient accessible au même endroit, et le tout accessible en voiture. Alors, effectivement en comparaison aux courses sur Internet, où désormais il est possible de récupérer les courses de la semaine en 25mn top chrono et de les enfourner dans son coffre, il peut être difficile d’envisager de revenir à la tournée des commerçants ou des lieux de courses. Et pourtant, nous avons fait ce choix de déconstruction de nos habitudes.

En toute honnêteté, effectivement, faire le marché le samedi, puis l’épicerie vrac ou le biocoop tous les 10/15 jours et faire sa lessive, ses produits ménagers, prends plus de temps qu’une commande Drive. Cependant, la notion du temps est toute relative, quand on sait que les Français passent en moyenne 4 heures par jour devant la télévision ou les écrans, il est encore ici question de choix. Et bonne nouvelle pour les addicts du drive, un nouveau modèle économique voit le jour avec le drive zéro dechet, le concept innovant de nos amis toulousains Le drive tout nu.

Et puis, faire les gâteaux maison pour les goûters de la semaine permet de passer du temps d’apprentissage avec les enfants, faire sa lessive ou ses pastilles WC permet d’être à la maison en écoutant la musique, cuisiner les légumes du marché permet un temps de détente…

▷▷ Les magasins « bio » sont-ils des supermarchés ?

C’est une question qui est beaucoup revenue. Selon nous, tous les magasins bio ne se valent pas et certains appartiennent à de grandes enseignes ou sont affiliés à de grands groupes financiers (Naturalia appartient à Monoprix). Biocoop & Biomonde sont quant à elles des sociétés coopératives. Acheter en magasin bio n’est donc pas une garantie et il faut être vigilants sur les critères énoncés plus hauts. Il nous est arrivé de voir des tomates et des concombres dans un magasin Bio c’ Bon en plein mois de novembre ! Une fois de plus, restez alerte et critique sur la provenance des produits que vous achetez : ça reste votre meilleure « arme » de consommateur averti !

▷▷ Comment faire si l’offre est pauvre autour de chez moi ?

Si – après avoir recherché sans succès des offres alternatives autour de chez vous – vous êtes forcés de constater que le supermarché est la solution la plus économique/écologique pour vous : pas de panique. Il est possible de consommer autrement dans les supermarchés : en apportant ses sacs à vrac pour les légumes, en les choisissant locaux & de saison, en réduisant vos courses à la liste éditée préalablement, en préférant les produits avec des emballages recyclables (carton, verre) aux emballages plastiques ou uniques, en maximisant les produits bruts et non transformés… Les grandes surfaces, sentent le vent tourner et ajustent leur modèle aux demandes des consommateurs : Carrefour annonçait fin février 2019, le possibilité pour le consommateur de venir avec ses propres contenants pour les produits à la coupe…

▷▷ Comment faire pour le papier toilette ?

C’est la note d’humour de fin d’article 😉 C’est LA question qui est revenu très souvent pendant le défi : comment faire pour le papier toilette. A priori dans l’imaginaire collectif, le papier toilette apparait comme la chasse gardée du supermarché ! Le « PQ » existe pourtant bien en dehors : nous achetons le notre dans notre épicerie vrac Ceci & Cela (fabriqué localement et emballé en gros conditionnement dans un papier kraft) mais il est également possible d’en trouver en magasin bio.

Alors ? Prêt.e.s à faire vos courses autrement ?

Vous aimerez aussi…
Pour approfondir le sujet… Lectures

Chloé Landriot/Rustica

La famille sans supermarché

Consommation alternative : le guide témoignage


Mathilde Golla / Flammarion

100 jours sans supermarché

Le guide des circuits courts

2 réflexions sur “Faire ses courses sans supermarché

  1. Chloé dit :

    Coucou ! J’ajoute mon grain de sel pour la carte, à Toulouse…
    Le marché st-michel du samedi matin
    Le marché St-agne le vendredi (plusieurs producteurs locaux et bios)
    Le cri de la carotte (vegan, mais peut-être un autre sujet/ une autre carte?)
    Le comptoir St-Agne (100% local, parfois bio, tjs raisonné)
    Le drive tout nu
    La chouette coop

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