2 ans de Blog : vos questions/nos réponses

Déjà 2 ans de Blog !

Beaucoup de choses se sont passées en 2 ans : la communauté qui s’est constituée autour de nous grandit chaque jour un peu plus, nous échangeons et partageons des astuces ensemble et ça, c’est un réel moteur. Pour nous, c’est important de penser que nous sommes tou.te.s uni.e.s dans cette aventure : vivre autrement dans le respect du vivant et des ressources de la Nature.

Pour ce deuxième anniversaire, on s’est dit que ça serait chouette de vous laisser la parole et de nous poser des questions : nous les avons regroupées par thématique et y répondons chacune notre tour !

Par un beau samedi ensoleillé de novembre, nous sommes allées au marché en vélo, le long du Canal du Midi, avec notre amie Lucie du blog Je deviens Ecolo : l’occasion de nous faire tirer le portrait, on adore le résultat 😉 Merci à elle !

 

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L’affiche que nous avons transmise au marchand d’olives @Jedeviensecolo

 

✩ Quel était votre mode de vie avant le passage au zéro déchet ?

▷▷ Camille

Je n’étais pas nécessairement une hyper-consommatrice ! Je n’achetais déjà pas de produits transformés ou très exceptionnellement. Ce que le zéro-déchet m’a apporté c’est le réflexe, devenu systématique, d’aller plus loin, de regarder plus les étiquettes – des produits alimentaires mais aussi des vêtements – de me questionner en profondeur avant chaque achat pour consommer plus raisonnablement.

▷▷ Claire

Nous sommes 4 soeurs et nous n’avons pas été élevées dans l’ultra consommation. Nous avons été sensibilisées au non gaspillage et au respect de la Nature. Néanmoins quand je suis partie de la maison à 19 ans pour vivre avec mon homme et que j’ai touché mes premières paies, j’ai cédé aux sirènes de la consommation : oui j’ai été contente de faire mes courses à Carrouf et d’acheter des T-shirts à Zara. Parce qu’inconsciemment la société nous fait croire que c’est la façon d’agir et d’être au monde : bien sûr ce n’est pas le cas ! Le passage au « zéro-déchet » et tout que cela implique m’a permis de « faire tomber le voile », de déconstruire les schémas pré existants et de m’acheminer vers une façon de consommer et d’être au monde plus « juste », plus « vraie ».

 

✩ Par où commencer ? Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous ?

▷▷ Camille

J’ai commencé par un livre prise de conscience : celui de Béa Johnson. Une véritable claque… Après encore fallait-il le mettre en pratique 🙂

Le plus dur a été de trouver une routine pour que le mode de vie zéro déchet s’ancre de façon permanente et évidente dans notre quotidien. Citadine, je travaille et vis en centre ville de Toulouse, j’ai donc toujours sur moi gourde-pailles-torchon mais je dois aussi toujours penser à avoir un tote bag et un sac à pain car je vais souvent directement faire des courses après le travail sans passer par chez moi ou par ma voiture. Beaucoup d’anticipation et d’organisation au début, puis ça devient évident.

Les « déclics » sont différents selon les personnes, mais un livre, un blog, une rencontre permettent, après le « choc »  d’amorcer une vraie réflexion

▷▷ Claire

Il faut commencer par un domaine qui vous semble accessible : si faire vos produits ménagers vous semble le plus accessible c’est par cela qu’il faut commencer (c’est d’ailleurs par là que nous avons commencé sur le Blog). Trouver des challenges, petit à petit, s’entourer pour les réaliser. Ce qui est important de savoir c’est qu’à partir du moment où il y conscientisation c’est-à-dire quand on prend conscience des choses, ensuite ça se déroule comme une pelote de laine. On cherche sans cesse à s’améliorer ! Le plus dur pour moi ça a été de tout changer en même temps, c’est pourquoi nous conseillons justement d’y aller step by step ! Mener de front les changements dans tous les domaines de notre vie, ça demande beaucoup d’énergie !

 

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Claire au stand des olives @Jedeviensecolo

 

✩ Le zéro-déchet avec des kids

▷▷ Camille

Je n’ai pas d’enfants mais je m’occupe souvent de ma petite nièce. Avec mes autres soeurs, ses taties, on essaie dans la mesure du possible de lui acheter des cadeaux durables et de l’initier au fait-maison. Et puis je soutiens ma sœur et son homme dans leurs choix pour la petite.

▷▷ Claire

La maternité a été mon élément déclencheur, le déclic de mon changement. Ma fille Kim, 4 ans, a donc vécu ce mode de vie dès son enfance. Tout n’était pas installé comme les couches lavables par exemple, mais elle a grandi en même temps que nous changions nos habitudes. De fait aujourd’hui, c’est une enfant « zéro-déchet » : elle est très sensibilisée aux courses en vrac, au compost, aux déchets-dans-la-rue-c’est-pas-bien-maman. C’est la façon dont nous vivons et que nous avons choisi de lui inculquer. Bien sûr quand elle sera en âge de faire ses propres choix en conscience elle les fera, j’en suis sûre ! D’ailleurs à ce sujet, Yasmine m’a laissé la parole sur son site Bonjour la Smala. Pour ce qui est des enfants plus grands, des ados, je ne saurai conseiller car ce n’est pas quelque chose que nous avons expérimenté, néanmoins je pense qu’il faut être convaincu.e.s de ce qu’on leur transmets même si, en face, nos propos sont reçus comme un truc « barbant ». Mon avis est qu’il faut leur expliquer que de toute façon, il n’y a pas le choix, que c’est aussi pour mieux les préparer à ce qu’il vivront eux mêmes.

Si cela vous intéresse, nous avons écrit un article avec une sélection de livres pour parler d’écologie aux enfants : vous le trouverez ICI

 

✩ Comment transmettre cette démarche à son entourage ? Les amener à consommer différemment ?

▷▷ Camille

Deux mots clés : patience et pédagogie. Vivre comme ça doit rester avant tout un choix de mode de vie. Le changement peut-être radical alors il ne peut pas être imposé. Personnellement, quand je sens qu’une fenêtre s’ouvre pour une discussion sur ce sujet, je glisse quelques chiffres pour faire prendre conscience, surtout au travail ! Et puis souvent, derrière des questions viennent « et comment tu fais toi ? » « ah oui et tu achètes ça où? »… Plus on touche de personnes, même si c’est sur un seul geste de la vie quotidienne, plus le pari est déjà en partie gagné !

▷▷ Claire

Les changements dans notre entourage se sont aussi fait au fur et à mesure qu’on nous avons avancé dans notre démarche. Pour les courses ou la consommation, comme nous partons en vacances ensemble, nos sacs à vrac et nos habitudes d’achats sont désormais connus ! Mais comme le dit Camille, l’expérience reste la meilleure arme de conviction : les gens changent leurs habitudes car nous continuons à en parler encore et encore en étant nous-mêmes convaincues ! Et c’est vrai notamment sur le Blog et les réseaux sociaux : nous recevons de plus en plus de messages dans ce sens : à force de vous entendre parler, je m’y suis mise ! Et encore une fois, ne pas oublier que pour convaincre, il faut être convaincu et ne pas hésiter à camper sur ses positions avec pédagogie 😉

 

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Nous 2 @Jedeviensecolo

 

✩ Comment cette démarche se vit dans le couple ? Quel soutien avons-nous de notre famille ?

▷▷ Camille

Personnellement, je me suis mise en couple après être entrée dans cette démarche. Du coup, mon compagnon avait conscience des mes choix de vie avant d’être avec moi – pas de surprise donc 😉
Toutefois, comme il ne vivait selon le même mode de vie j’y vais piano 🙂 Petits changements par petits changements !
Notre famille nous apporte son soutien depuis le début de l’aventure : chacun à sa façon ! Comme pour l’ensemble des relations humaines, il ne faut pas imposer son mode de vie aux autres : nous essayons d’amener notre petite touche sans pour autant forcer la main.

▷▷ Claire

Le changement de mode de vie est intervenu alors que nous étions ensemble depuis 13 ans et c’est une impulsion de ma part. Comme expliqué plus haut, j’ai un peu mené tous les changements d’habitudes en même temps et entrainé mon homme avec moi. Même si ce n’est pas nécessairement une décision commune, il m’a soutenu dans la démarche (même si parfois, il râlait un peu…) et, au final, aujourd’hui c’est lui qui en parle le mieux ! Quant à la famille, ce que Camille dit est vrai : il n’est pas question d’imposer ça aux autres mais plutôt de leur expliquer nos choix et de leur demander de les respecter : même si le reste de la famille n’est pas aussi avancée que nous dans la démarche, on voit bien quand même que ça fait des émules ! Et notre maman est notre première fan 😉

 

✩ Comment gérer les cadeaux divers : anniversaires ? fêtes ?

▷▷ Camille

Alors là… Je pense que, zéro déchet ou non, trouver un cadeau peut être toujours une sacrée croisade quand on n’a pas d’idée. La seule chose qui va peut être changer pour nous c’est qu’une fois l’idée trouvée on cherchera l’option la plus durable pour ce cadeau : que ce soit dans la composition (matière durable) ou dans l’achat (artisanal, de seconde main, éthique, fabriqué en France…).

▷▷ Claire

Notre famille n’a jamais été dans la multiplication des cadeaux. Nous avons souvent fait des cadeaux immatériels (concerts, restaurants, spectacles…). Néanmoins, nous avons petit à petit amené nos habitudes comme les furoshiki par exemple (emballages cadeaux en tissu) ou bien les cadeaux communs et groupés pour les enfants pour éviter de se retrouver avec 10 000 cadeaux. C’est parfois dur d’envisager de nouvelles façons de faire des cadeaux, notamment pour les grands-parents qui se font un plaisir de gâter leurs petits enfants : alors on combine par exemple un cadeau immatériel avec un petit cadeau matériel. Ensuite, il ne faut pas s’empêcher de proposer des choses par peur qu’elles ne soient pas bien reçues : pour les 4 ans de Kim avec ses copains, j’avais noté sur l’invitation que, s’ils le voulaient, les enfants pouvaient participer à une cagnotte pour des cours de piscine : succès assuré, quasiment la totalité des enfants a adhéré et ont même fait de super jolies cartes dans la thématique « piscine » !

 

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Smile by @Jedeviensecolo

 

✩ Comment faire à l’extérieur de sa sphère quotidienne : en weekend ? en vacances ? à l’étranger ?

▷▷ Camille

Encore une fois : organisation 🙂 L’idée c’est que, dans la mesure du possible, on cherchera à vivre en week-end ou en vacances comme chez nous : on transpose nos petites habitudes dans le nouveau lieu 🙂 A l’étranger, pour l’instant aucune de nous ne s’est rendue en vacances dans un pays, où, notamment l’eau potable n’existe qu’en bouteilles plastiques… Je pars au Sri Lanka l’année prochaine : je vous dirais comment j’ai fait !

▷▷ Claire

Oui comme dit Camille, c’est encore & toujours une question d’organisation ! Je ne pars jamais en weekend sans mon panier avec mon kit pour le marché ou ma trousse de « secours » avec boites inox, serviettes tissus, pailles, wrap et les gourdes bien sûr… : ainsi où qu’on soit je suis parée à toute éventualité ! Pour l’étranger, il est vrai qu’en fonction des pays, les courses peuvent être plus compliquées en dehors de sa sphère quotidienne. Alors on fait au mieux, on glisse dans les valises des totebags et sacs à vrac pour les courses, et on essaie de repérer sur place les commerces qui peuvent s’approcher de nos habitudes.

 


Voilà ! Vous en savez désormais un peu plus sur nous et sur nos astuces !

Et si besoin, n’hésitez pas à consulter nos portraits détaillés et notre démarche


On espère que ça vous a plu et que vous repartez avec des réponses !

 

N’hésitez pas à nous laisser un commentaire !

 

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@Jedeviensecolo

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