En cuisine 4# Bannir le sur-emballage

L’emballage existe pour contenir, protéger, faciliter le transport d’un produit dans son trajet entre sa fabrication et sa consommation. Avec le temps et l’essor galopant de l’industrie agro-alimentaire, cet usage premier a malheureusement été détourné et il est désormais utilisé majoritairement pour déclencher l’achat du consommateur.

Parmi l’ensemble des matériaux contestés utilisés pour l’emballage, le PLASTIQUE est un véritable fléau pour la planète, notamment les océans et leurs habitants. Entrainés par les courants, les emballages plastiques forment ainsi un 7e continent de plastique flottant dans l’océan pacifique faisant 6 fois la taille de la France 😪

Nous vous proposons de faire ensemble le tour de la question, plurielle, du sur-emballage :

  • l’emballage est-il toujours nécessaire ? quels sont ces impacts sur le coût ? la santé ?
  • si l’emballage n’est pas évitable, que privilégier en alternative au plastique ?
  • quelles solutions concrètes pour réduire/supprimer les emballages ?

☆ Contours de la problématique du sur-emballage

Il est possible de distinguer plusieurs types d’emballage :

  • L’emballage de vente : il est conçu pour présenter le produit final, destiné au consommateur, dans sa plus petite unité. C’est le cas par exemple du pot de yaourt ;
  • L’emballage secondaire : c’est celui qui groupe un nombre d’articles définis. Il peut s’agir d’un pack destiné au consommateur (ex. : carton de 12 yaourts ou pack de 6 bouteilles d’eau)
  • L’emballage de transport : il a pour but de rendre la manutention possible en limitant les dommages durant le transport

Ainsi, l’emballage supplémentaire, celui qui ne sert pas à la protection du produit peut être finalement considéré comme du sur-emballage non nécessaire. Il est d’autant plus contestable car il est principalement destiné à favoriser l’impact visuel du produit et pousser ainsi le consommateur à l’achat. 

Hélas, pour beaucoup de consommateurs, l’esthétique d’un produit est souvent synonyme de qualité. D’ailleurs, les industriels s’en servent en « verdissant » les emballages faisant miroiter un produit plus « vert/green » alors qu’il n’en est rien : c’est la technique du greenwashing !

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✓ Coût 

Dans le secteur alimentaire, l’emballage représente, jusqu’à 20% du coût du produit fini !

Ainsi, au final, qu’on ne s’y trompe pas, c’est le consommateur, en bout de chaine, qui paie le prix de l’emballage :

  • directement : le produit acheté emballé coûte plus cher qu’un produit brut, en vrac
  • indirectement : l’acquittement de diverses taxes locales destinées à alimenter les fonds de la filière du tri (flottes automobiles, usines, personnels…)

✓ Impacts sur la santé

La récente affaire des lentilles corail nous rappelle aussi que le conditionnement peut être nocif pour la santé dans la mesure où l’emballage (plastique ou autre) est composé de matières susceptibles de migrer vers les aliments qu’il contient. Certaines encres industrielles ont même été reconnues cancérigènes…

Ainsi, dans la mesure où il est, à l’heure actuelle, impossible de savoir si le paquet acheté est constitué et imprimé dans des matières respectueuses de notre santé, mieux vaut se passer d’emballages dès que c’est possible !

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Plus belle la vie… sans emballage ! @C. l’air du temps

☆ Lutte contre le sur-emballage 

Mais rien étant irrémédiable, voici quelques astuces qui permettent de réduire, voire à terme de supprimer les emballages, réduire nos poubelles et alléger notre porte-monnaie :

✓ En général

  • Favoriser :
    • en fonction des besoins, on privilégie les formats familiaux : un gros pot vaut mieux que plein de petits 😉
    • les produits rechargeables
    • l’utilisation des sacs réutilisables ou d’un panier pour faire vos courses : dans un prochain article, on vous livre les clefs pour des courses zéro-déchets avec notre kit ZD 😉
    • les emballages recyclables, réutilisables ou biodégradables quand l’emballage est obligatoire (carton, verre…)
    • la consigne
    • le vrac
    • l’achat en circuit court (marchés, AMAP, ruches…) – objet également d’un prochain article
  • Eviter voire bannir :
    • l’eau en bouteille plastique (on utiliser des billes de céramique pour purifier l’eau ou du charbon actif)
    • les produits conditionnés dans l’aluminium et/ou le plastique
    • les fruits et légumes emballés : ils bénéficient déjà d’une protection naturelle 😉

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✓ Le vrac et la consigne

Le vrac est l’arme n°1 dans la lutte contre les emballages ! Aujourd’hui, entre les magasins spécialisés dans le vrac et les magasins proposant de l’alimentation biologique, vous pouvez trouver la quasi-intrégalité des produits en vrac :

  • les matières premières : légumes, fruits, légumineuses, céréales, farines, sucre, épices, condiments, thé, café, noix
  • mais aussi : pâtes, gâteaux, céréales de petit déjeuner, bonbons, fruits secs et confits, olives, biscuits apéritifs
  • enfin, pour les produits laitiers : dans la plupart des marchés existe un crémier-fromager qui vend de la crème fraiche, des pâtes fraiches, du beurre et qui serait susceptible d’accepter que vous veniez avec vos propres contenants 😉

L’achat alimentaire doit être toujours source de questions pour ce qu’il est, mais aussi sur comment il est conditionné : acheter bio mais sur-emballé ne fait pas sens, pas plus qu’acheter du vrac en hypermarché !

Et vous, de votre côté…

Où en êtes-vous dans votre démarche pour limiter le sur-emballage ?

 

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