En cuisine 2# Les produits industriels transformés : savoir décrypter les étiquettes

Les produits alimentaires industriels transformés sont une problématique née avec la sédentarisation de l’être humain et l’industrialisation massive des modes de consommation.

Redevenir acteur de sa consommation implique de devenir un peu plus sachant, de ne plus accorder sa confiance aveuglément aux étiquettes alléchantes et de se questionner sur la composition des produits que l’on achète.

Et quand on décide de creuser un peu le sujet, on se rend vite compte que la seule & logique solution est finalement celle de ne plus acheter de produits industriels préparés, car non seulement ils sont mauvais pour notre santé en raison des transformations qu’ils subissent mais en plus ils sont bien souvent sur-emballés et donc générateurs de déchets.

Toutefois, faute de temps ou de savoir-faire, on peut admettre la nécessité de continuer à moindre mesure l’achat de ces produits – d’autant plus que certains sont conditionnés dans des matériaux recyclables – mais l’obligation est de le faire en PLEINE CONSCIENCE D’ACHAT !

L’article que vous vous apprêtez à lire est un tantinet estoufadou comme on dit chez nous (c-a-d un peu dense) mais nécessaire !

☆ S’interroger, lire et décrypter les étiquettes 

Qui dit produits industriels, dit produits emballés et donc, étiquetés : « Les étiquettes sont bavardes » (@60 millions de consommateurs)…

Ecoutons donc ce qu’elles ont à nous dire !

Et là, généralement c’est le drame… car à moins d’avoir une licence en chimie ou en agroalimentaire, il est impossible de comprendre la composition des produits dont la liste est parfois interminable : E100, E200, E300, E400, E500, E 1505… et j’en passe !

Pudding à l'arsenic 2

Et si les produits préparés étaient notre pudding à l’arsenic ? @Astérix & Cléopâtre

Le hic c’est que, généralement, plus la liste des ingrédients est longue, plus l’aliment a subi de transformations et a donc de grandes chances d’être mauvais pour notre santé.

Le législateur est intervenu pour règlementer le conditionnement alimentaire (cf. règlements européens du 25/10/2011 et 13/12/2013 et leurs décrets d’application) et il possible aujourd’hui de distinguer :

  • les mentions obligatoires sur tous les produits
  • les mentions obligatoires selon le type de produits
  • les mentions facultatives

✓ Les mentions obligatoires 

  • la dénomination du produit
  • la liste des ingrédients : ils y sont listés du plus lourd au plus léger.
    • les additifs : colorants, conservateurs, antioxygènes, émulsifiants, stabilisants, épaississants, gélifiants, acidifiants, correcteurs d’acidités, antiagglomérants, exhausteurs de goût (c-a-d sucre ou gras), amidons modifiés … MIAM MIAM
    • les allergènes ou risques d’allergènes
  • la date de péremption : DLC pour les produits périssables ou DLUO pour les denrées durables dans le temps
  • le numéro de lot : nécessaire en cas de défaut du produit pour tracer son origine de fabrication mais aussi en cas de rappel de produits
  • la raison sociale du fabricant, du conditionner ou du vendeur (assez large comme exigence …)

✓ Les mentions obligatoires en fonction de l’aliment vendu 

  • l’estampillage vétérinaire : atteste de la visite des services vétérinaires, il est obligatoire pour les produits transformés contenant de la viande, du poisson ou des produits laitiers. Il indique le pays (FR), le code postal de la commune de l’établissement contrôlé et le code CE
  • le code emballeur désignant le lieu de conditionnement du produit : il correspond au code INSEE donc il permet d’identifier clairement l’origine du produit
Pudding à l'arsenic

Ah je vais rajouter un peu de E330 @Astérix & Cléopâtre

✓ Les mentions facultatives 

  • l’origine du produit : elle n’est pas obligatoire sauf si elle sert à empêcher la confusion du consommateur sur l’origine du produit
  • l’étiquetage nutritionnel : valeur calorique (Kcal ou Kj), lipides, protéines, glucides, sodium, acides gras saturés… Au coeur de l’actualité, la révision des modalités d’informations nutritionnelles des produits a donné lieu, à l’initiative de la ministre de la santé, Marisol TOURAINE, à un essai pilote entre 4 système de lecture à la fin duquel le Nutri Score a été retenu (cf. le Cash Investigation sur le sujet de l’agroalimentaire)

✓ Les différentes allégations marketing : comment faire le tri ?

Aujourd’hui, le public étant de plus en plus sensibilisé et souhaitant savoir ce qu’il mange, de nombreuses marques, en sentant le vent tourner, vendent les qualités de leurs produits : naturel, frais, pur, fait maison, artisanal, du terroir, sans sucre, allégéUn vrai casse tête pour le consommateur

Il ne faut pas s’y méprendre : comme le conseille très justement Stéphane Guilbaud (auteur de Je ne mange pas de produits industriels) un fabricant qui vante les mérites de son produit à la télévision est un industriel. Aucun producteur artisanal ne peut se payer un spot télévisé de plusieurs millions. »

Si vous souhaitez  en savoir un peu plus sur ces allégations santé, vous pouvez creuser le sujet des différentes mentions sur les produits par  ICI.

Le gouteur

Oula Oula Oula @C. l’air du temps

☆ S’informer 

Si vous souhaitez approfondir la thématique, voici quelques livres qui traitent très bien du sujet en détail, on vous en conseille la lecture : 

Je ne mange pas de produits industriels, Stéphane Guilbaud. Ed. Eyrolles

Vous êtes fous d’avaler ça, Christophe Brunet. Ed. Flammarion

Mangez, on s’occupe du reste, Pierre WEILL. Ed. EDI8

Ouvrez l’oeil avant d’ouvrir la bouche : Conseils d’une nutritionniste en guerre contre le marketing alimentaire, Béatrice De Reynal. Ed. Groupe Robert Laffont

Les origines de la malbouffe, Géraldine Meignan. Ed. JC Lattès

☆ Se faire aider pour le décryptage

Vous êtes 2.0 ?

L’application Yuka est faite pour vous ! 

Yuka scanne vos produits et analyse leur impact sur la santé. En un clin d’œil, il déchiffre pour vous les étiquettes : vous visualisez les produits qui sont bons et ceux qu’il vaut mieux éviter. Le décryptage est assez parlant, matérialisé par un code couleur : en  gros plus c’est rouge, plus c’est cracra 😉

En fonction de l’analyse des produits, elle propose aussi des alternatives en fonction de la grande surface dans laquelle vous vous trouvez, mais vous pouvez tout aussi bien l’utiliser uniquement pour décrypter le produit que vous envisagez d’acheter.

Yuka

Capture écran du scan de 2 produits préparés du commerce @C. l’air du temps

☆ En bref… 

Additifs nocifs, OGM, Allergènes : la liste des risques est longue et on pourrait presque avoir envie de faire l’autruche devant tous ces dangers.

Surtout pas !  On arrête une bonne fois pour toutes d’être pris pour des pigeons par les industriels :

  • Avant d’acheter, on s’interroger sur la nécessité même de l’achat : ne puis-je pas le faire moi-même ? existe-t-il des alternatives plus saines ?
  • Par faute de temps ou autre, si l’achat est indispensable : on se renseigne sur la qualité et la composition de ce qu’on achète

De façon générale, la « simplicité » – un nombre réduit d’ingrédients -, est « un gage de moindre risque » pour le consommateur, juge Adeline Trégouët @60 millions de consommateurs

Voici beaucoup d’informations pour un seul article 🙂

C’est pourquoi on reviendra dans un prochain article sur les labels de qualité et d’origine : AB, Max Havelaar, IGP, AOP…

Vous y voyez un peu plus clair dans la vérité sur les étiquettes ?

Enfin de changer pour d’autres façons de consommer ? De faire ses courses ?

On se retrouve vite pour faire le point sur les alternatives !

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4 réflexions sur “En cuisine 2# Les produits industriels transformés : savoir décrypter les étiquettes

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