A chaque mois, ses fruits & légumes

By Ca.

Une des principales étapes dans la transition vers une vie plus « écolo », est de ré-apprendre à consommer les légumes de saison.

Une fois encore, il ne s’agit pas jeter la pierre à qui que ce soit. Moi la première, il m’est déjà arrivé d’acheter des légumes hors de leur saison de prédilection.

Toutefois, dans le cadre de cette démarche que j’ai engagée, une des premières étapes a été de revenir à cette règle de base : consommer uniquement des fruits et légumes locaux et de saison.

Faisons ensemble le tour des raisons qui devraient tous nous pousser à faire, ou du moins refaire ce choix 😉

RAISON N°1 – LE GOÛT

Imaginez, sur le ring :

  • d’un côté, une tomate cultivée sous serre, récoltée avant maturation et donc VERTE, transportée en camion réfrigéré, parfaitement calibrée, identique à ses voisines, sans goût, sans histoire, sans personnalité, 95% de pulpe, 5% de chair ;
  • d’un autre côté, une tomate lentement attendue, cultivée avec amour, rougie au soleil, pleine de goût de saveur, bien pleine. Miam, miam…

Vu comme ça, on se dit impossible de choisir la tomate n°1 … Et pourtant, elles sont toujours là, sur les rayons des supermarchés, sur les étalages des marchés. Et on serait plus de 40% à déclarer en manger en hiver.

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RAISON N°2 – LE BUDGET 

Qui dit légumes de saison, dit légumes moins chers. Logique ? Et pourtant…

◊  Le jeu du Marché

En effet, le Marché est aujourd’hui faussé par la multiplicité des acteurs. Alors on s’y perdentre qualité, quantité et prix. Bien sûr, on veut de la qualité mais la trouver à un prix raisonnable.

Sortons de la course les supermarchés et surtout les discounters qui ne peuvent se permettre de brader les prix que parce qu’ils travaillent en gros, importent, bref c’est de la triche ! On va, pour l’instant, centrer nos études sur les marchés qui vous proposeront toujours de faire le choix de légumes de saison. Même si, pour survivre à la concurrence, ils ont du s’aligner et proposer tout au long de l’année des fruits&légumes cultivés ailleurs, ils demeurent aujourd’hui l’endroit pour se fournir en bons légumes et fruits de saison.

◊ Les prix sur les marchés

IDÉE RECUE n°1 : les fruits et légumes au marché sont plus chers que dans la grande distribution ⇒ FAUX

Alors oui, je concède qu’ils sont plus chers qu’en supermarchés discount. Rappelons-nous quand même de COMPARER DES CHOSES COMPARABLES : à qualité égale, un produit sera moins cher sur l’étalage du maraicher que dans les rayons du supermarché.

Pourquoi ? La loi du circuit court : moins d’intermédiaires à rémunérer donc moins de coûimg_13041ts.

La solution la plus économique restera toutefois de cultiver son propre potager 😉 mais ce n’est pas à la portée de tous que ce soit une question de temps/de type de logement/de main verte/d’envie…

Ps : défi perso, faire pousser quelque chose sur mon balcon : DID IT 😉

RAISON N°3 – LA VARIéTé

« Qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? » Seconde question qu’on se pose chaque jour après « comment je vais bien pouvoir m’habiller ?« . Pas vous ? Moi en tout cas oui ! 

2 repas/jour, 7 jours/semaine, 52 semaines/an… De quoi vite tomber en panne d’inspiration. Et quand on cuisine tout (c-a-d zéro produits industriels préparés), être en manque d’idée, ça peut vite finir en soirée coquillettes-jambon. Hum… C’est bien pour ça qu’adopter le mantra « acheter de saison » c’est aussi s’assurer la garantie d’une année de repas rythmée par la nature et ce qu’elle produit au fil des saisons. Je vais pousser et même dire que, chaque mois de l’année nous ouvre les portes de nouveaux horizons gustatifs. On découvre voire ré-découvre des variétés de fruits et légumes oubliés jusque là.

⇒ Pour vous aider  :

Marmiton : section légumes de saison

Fruits et légumes de saison : le site ou l’appli sur iOS, Android ou Windows Phone 

Ou encore : ce petit calendrier … 😉

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RAISON N°4 – LE CONTACT HUMAIN

Et oui, parce qu’il n’existe pas plus froid qu’un supermarché, sans parler de degrés Celsius. Les gens sont là en masse, se bousculent, s’ignorent. Bref, pour moi un supermarché c’est pire que le métro à l’heure de pointe. 

Alors qu’en faisant le choix d’une consommation différente, plus proche du producteur, on fait aussi le choix du lien social, de l’humain.

Je vise ici tous les circuits courts : marchés, AMAP, cueillettes chez le producteur, systèmes coopératifs tels que la Ruche Qui dit Oui , associations, paniers de légumes et autres systèmes de vente direct entre producteurs et consommateurs (voir articles dédiés à venir).

Outre l’impact économique évident évoqué plus haut, c’est aussi le moyen d’être mieux conseillé sur ce que nous achetons. J’aime découvrir avec plaisir que le melon choisi par mon maraîcher a le goût d’un vrai melon. Gage d’un réel savoir faire et de l’amour de ses produits.

Aller à la rencontre des producteurs, c’est aussi leur permettre de parler de leurs métiers, de leurs engagements. C’est savoir à qui on donne son argent. Et ça, ça n’a pas de prix.

Pour ma part, c’est toujours un bon moment et je parle ici d’expérience personnelle dans la mesure où je faisais le marché quand j’étais plus jeune pour me faire un peu d’argent de poche.

Convaincus ? Prêt, Feu, Croquez ! 😉 

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